REPONDRE AUX SOINS NON PROGRAMMES EN PAYS DE LA LOIRE - Actes de la Journée Régionale France Assos Santé du 7 novembre 2019
REPONDRE AUX SOINS NON PROGRAMMES EN PAYS DE LA LOIRE
Actes de la Journée Régionale France Assos Santé du 7 novembre 2019
Près de 100 personnes ont assisté à cette Journée Régionale du 7 novembre, première édition de France Assos Santé Pays de la Loire, sur le thème des soins non programmés.
Après une ouverture de la rencontre par la Présidence de France Assos Santé, accompagnée d’une présentation du sujet par l’ARS, 2 tables rondes composées de professionnels et de représentants des usagers du système de santé ont rythmé la journée, autour des axes suivants :
- Les urgences : quelles réponses aux attentes des usagers ?
- L’organisation des soins de proximité : un levier pour répondre aux soins non programmés ?
Les échanges avec la salle ont permis à France Assos Santé d’enrichir son analyse et ses conclusions quant aux perspectives à considérer pour répondre au mieux aux attentes et besoins des usagers en Pays de la Loire.
Retrouvez les Actes de la Journée VF Actes Journées Régionales 7112019
Mais aussi les propositions faites par France Assos Santé Avis France Assos Santé PDL_Soins non programmés_2019
Merci à tous pour votre participation !
COMMUNIQUE- Urgences : les mesures réclamées par les patients en Pays de la Loire
Communiqué – France Assos Santé – 27 novembre 2019
Les services d’urgence ont enregistré plus de 960 000 passages en 2018 en région Pays de Loire (+3% en 2018). Près de la moitié de ces passages ont eu lieu durant les horaires de permanence des soins ambulatoires. Face au discours responsabilisant, et parfois culpabilisant, vis-à-vis des usagers : quelle réalité des urgences en Pays de la Loire ? FRANCE ASSOS SANTE réunissait le 7 novembre dernier associations de patients et professionnels de la santé, pour identifier ensemble l’urgence des actions à mettre en œuvre en Pays de la Loire.
Le recours aux urgences : abusif, inapproprié, ou pragmatique ?
Médecine de ville et services d’urgence s’opposent sur ce point de vue. Loin des idées préconçues, FRANCE ASSOS SANTE souligne que l’usager en santé est avant tout pragmatique. Lorsqu’il ne trouve pas de professionnel de santé disponible sur son territoire, le patient se voit contraint de contacter les services d’urgence. En effet, si certaines métropoles, à l’instar de Nantes, bénéficient de services tel que SOS Médecins, la problématique est tout autre dans les zones sous denses, notamment en Sarthe, Mayenne ou Sud Vendée. Pourtant, le 7 novembre les professionnels présents ont évoqué des chiffres très variables, frôlant les 30% de recours aux urgences considérés comme étant inappropriés. Une étude parue le 30 octobre par le très sérieux « British Medical Journal Quality & Safety » affirme pourtant que seuls 6% des passages aux urgences seraient considérés comme inutiles en France. Ces visites inappropriées aux urgences sont avant tout liées à un manque de médecins de proximité et parfois à une absence de couverture sociale. Les mesures en réponse se situent donc à un autre niveau que celle de la responsabilité des usagers.
Pour que « le patient soit au centre » : « l’usager doit être avec » les décisionnaires en santé
Politiques régionales, médecins, chefs de service… le sujet fait consensus : les usagers doivent être autour de la table pour participer aux décisions qui se veulent mettre le patient « au centre ». Les représentants des usagers ne sont pourtant pas toujours partie prenante des politiques et organisations mises en œuvre en Pays de la Loire. Le 7 novembre, les professionnels étaient unanimes : là où les patients et leurs représentants sont investis, les améliorations sont observées pour tous, y compris pour les professionnels. Certains établissements, comme le centre hospitalier du Mans, ont depuis longtemps compris l’enjeu. Les représentants des usagers participent par exemple aux commissions des urgences, aux côtés des professionnels de santé. Cela permet de mieux prendre en compte les demandes et besoins des usagers, au-delà des aspects purement médicaux : qualité de l’accueil, informations sur les temps d’attente, place des proches aidants... La qualité de la prise en charge y est globale, et ce même en cas d’urgence. Les réformes en cours et les nouveaux dispositifs attendus doivent prévoir cette participation des représentants des usagers, à l’hôpital comme en ville.
La réponse en aval des urgences : le maillon faible du système en région
Le cloisonnement entre ville et hôpital existe depuis longtemps. Il perdure au sein même de nombreux établissements de la région, comme en témoignent les médecins présents le 7 novembre. Difficile dès lors de « désengorger » les urgences en libérant des lits occupés par des patients qui devraient être pris en charge dans des services spécialisés ou en soins de suite et de réadaptation. Mais les capacités en aval des urgences sont-elles suffisantes ? Avec d’une part l’augmentation de la population (plus de 30 000 ligériens par an) et, d’autre part, son vieillissement (les plus de 65 ans passeraient de 645 000 aujourd’hui à 925 000 personnes en 2027), la demande de soins ne fait que croitre, résultant à une tension des soins de proximité et d’urgences. Gérard ALLARD, Vice-Président de France ASSOS SANTE en Pays de la Loire, questionne dès lors : « Les constats sont partagés et nous disposons d’une belle boite à outils. Mais avons-nous les outils nécessaires pour l’utiliser ? ».
France Assos Santé en Pays de la Loire, par l’intermédiaire de ses 42 associations militant pour les droits des patients et des usagers du système de santé, suivra activement l’évolution de l’organisation du système de santé dans notre région. www.france-assos-sante.org
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Contact presse : Amandine Allaire – Tél. : 02 40 75 23 65 – aallaire@france-assos-sante.org


