Annuaire des lieux de soins accessibles - L'expérimentation APF France Handicap en Pays de la Loire
L’accès aux soins à destination des personnes en situation de handicap est un véritable enjeu de santé public. Le projet d'annuaire des lieux de sons accessibles, dont une expérimentation est en cours en Pays de la Loire, est piloté par l'une des associations adhérentes à notre Union régionale. L'objectif premier : lutter contre le renoncement aux soins des personnes en situation de handicap.
Zoom sur ce projet par l'APF France Handicap des Pays de la Loire :
La loi de modernisation du système de santé a créé le Service Public d’Information en Santé (SPIS), rattaché au Ministère des Solidarités et de la Santé. Ce service doit intégrer, sur le site « www.sante.fr », un annuaire des lieux de soins et praticiens. Cet annuaire doit notamment inclure les informations nécessaires au choix d’un praticien pour différents types de public à besoins spécifiques (personnes en situation de handicap moteur, physique, mental ou sensoriel, personnes obèses, patients allophones…). L’accès à ce type d’information permettra de lutter contre le renoncement aux soins des usagers en leur permettant d’identifier le praticien le mieux à même de les accueillir et de les soigner compte tenu de leurs contraintes ou besoins particuliers.
Dans le cadre de la mise en place de cet outil, un partenariat a été noué notamment entre le Ministère des Solidarités et de la Santé, APF France handicap, l’Institut National du Cancer, France Assos Santé, le Conseil National de l’Ordre des Médecins ainsi qu'Acsodent en Pays de la Loire.
Afin que ce futur annuaire réponde le mieux possible aux attentes des patients et aux contraintes des professionnels de santé, nous sommes aujourd’hui dans une phase d’expérimentation sur certains territoires en Ile de France et des Pays de la Loire (Territoire de Clisson/Vallet : 17 communes (44), Beaucouzé (49), Laval centre (53), Le Mans centre (72) et les Sables d'Olonne (85).
Pour cette phase d'expérimentation, nous avons également ciblé des praticiens : les médecins généralistes, les gynécologues, les masseurs-kinésithérapeutes et les chirurgiens-dentistes mais tous les professionnels de santé qui le souhaitent peuvent participer, y compris ceux dont les locaux sont peu accessibles. Le but à long terme étant, bien entendu, de recenser l'ensemble de l'accessibilité (de manière globale) des lieux et actes de soins.
En aucun cas ce recensement ne vise à faire un contrôle de la conformité des locaux et ne donnera lieu à des sanctions. Nous savons qu’il n’est pas possible de rendre tous les locaux totalement accessibles pour tous. Le but est de valoriser ce qui peut l’être.
L’accessibilité des locaux ne fait pas tout : il y a pour certains patients des modalités de prise en charge, des aménagements, des équipements, des techniques qui sont plus importantes que l’organisation des locaux. C’est pourquoi nous avons mis en place un questionnaire qui prend en compte tous les aspects de la consultation médicale, de l’accès au cabinet à l’acte de soin lui-même, en passant par les modalités de prise de rendez-vous ou la prise en compte de certaines spécificités.
Nous organisons des présentations du projet ainsi que des formations sur le remplissage du questionnaire pour que les personnes qui souhaitent contribuer à cette démarche (bénévoles/adhérents/partenaires/salariés) puissent aller directement collecter les données auprès des praticiens ou les accompagner dans le remplissage de celui-ci.
Télécharger la Présentation du projet
Si vous souhaitez de plus amples informations, les professionnels de la Direction Régionale des Pays de la Loire d’APF France handicap sont à votre disposition pour vous présenter le projet et la formation de façon plus détaillée.
Si vous êtes intéressé et souhaitez contribuer à cette démarche, vous pouvez contacter Pauline Leduc, au 06 85 03 99 69 ou par mail pauline.leduc@apf.asso.fr
[COMMUNIQUE] Covid-19 : Les représentants des usagers de santé en Pays de la Loire s’inquiètent de ne pas être davantage associés à la gestion de la crise
Communiqué de Presse France Assos Santé PDL - 19 octobre 2020
Covid-19 : Les représentants des usagers de santé en Pays de la Loire s’inquiètent de ne pas être davantage associés à la gestion de la crise
Menée en mai et juin 2020, une enquête France Assos Santé illustre l’engagement des représentants des usagers du système de santé des Pays de la Loire pour défendre les intérêts des patients et de leurs proches. Mais, cette enquête révèle aussi les fragilités de la démocratie en santé dans notre région. Face à la seconde vague de Covid-19 et aux mesures de plus en plus restrictives pour la population, l’Union régionale des associations agréées du système de santé appelle à la prise en compte des besoins et problématiques des usagers pour une réponse adaptée et respectueuse de leurs droits.
« Nous disposons en Pays de la Loire d’un maillage structuré de représentants des usagers (RU) du système de santé. Plus de 400 mandats existent en région pour améliorer le quotidien et faire valoir les droits des patients et de leurs proches. Cet engagement, associatif et bénévole, est soutenu et accompagné par notre Union régionale des associations agréées du système de santé », indique Jacqueline Houdayer, Présidente de la délégation France Assos Santé en Pays de la Loire. Ces derniers mois pourtant, la voix des usagers du système de santé peine à être entendue. Alors que nous vivons une crise sanitaire inédite, il est observé une absence de concertation avec les associations représentantes des usagers de santé sur les mesures prises et sur la manière dont en informer efficacement les ligériens.
La double-crise de la Covid-19 et de la démocratie en santé
L’enquête menée par France Assos Santé en Pays de la Loire, auprès de RU de 28 établissements de santé de la région, met en lumière l’isolement dans lequel on a placé celles et ceux qui représentent pourtant les premiers concernés du système de santé que sont les usagers. La totalité des commissions des usagers (CDU) représentées dans cette enquête a été suspendue à partir de la mi-mars. Cette commission est pourtant en charge de veiller au respect des droits des usagers et de faciliter leurs démarches. Crise sanitaire ou pas, ne devrait-on pas s’en soucier ?
« Ils font des CDU parce qu’il faut en faire mais, en fait, les RU ne sont pas considérés parties prenantes de la vie de l’hôpital », témoigne une représentante des usagers dans un établissement de santé de la région. Une autre représentante interrogée dans le cadre de cette enquête ajoute : « On aurait pu faire quelque chose mais, apparemment, ils n’avaient pas besoin [de nous] ou ils n’ont pas jugé utile qu’on soit présent ».
Des représentants des usagers force de proposition
Si les résultats de l’enquête menée par France Assos Santé illustre la fragilité de la démocratie en santé en Pays de la Loire, des exemples positifs sont toutefois relevés en région. En témoigne ainsi l’expérience d’un représentant des usagers dans un établissement de santé de l’agglomération nantaise : « Une réunion téléphonique [était organisée avec la direction des usagers] chaque semaine, sur la situation dans l’établissement et réponses à nos questionnements, et à nos propositions de RU ». En effet, en contact continu avec les usagers du système de santé, France Assos Santé Pays de la Loire et ses associations membres ont su très tôt identifier leurs problématiques et, dès lors, proposer des leviers d’amélioration pour que la qualité et l’accès aux soins soient garantis : amélioration de l’information transmise aux usagers, adaptation des mesures dans les établissements médico-sociaux pour que prévention ne rime pas avec isolement, mise en œuvre de coopération effective public-privé et maintien de l’offre de soins, réflexion éthique partagée en région sur les situations et problématiques rencontrées…
Défendre et porter la voix des usagers implique d’aller bien au-delà du simple relai des décisions prises par les autorités : France Assos Santé revendique la place des représentants des usagers du système de santé pour contribuer à la gestion de la crise en cours en Pays de la Loire, au plus près des besoins des patients.
France Assos Santé en Pays de la Loire, par l’intermédiaire de ses 41 associations, représente et défend les droits des patients et des usagers du système de santé dans notre région.
Téléchargez les résultats de l'enquête régionale sur la démocratie en santé en temps de crise
Téléchargez la Fiche synthèse de l'enquête INTER-Régionale
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Contact presse :
Amandine Allaire – 06 25 47 08 53 – paysdelaloire@france-assos-sante.org / aallaire@france-assos-sante.org
Journée Régionale du 20 novembre 2020 REPORTEE

- Participation en présentiel, à l’Hôtel de Région : Inscriptions ICI
- Participation en visio, inscription par email à : paysdelaloire@france-assos-sante.org
Infections respiratoires hivernales : Mieux les comprendre pour mieux les prévenir !
Pour son deuxième rendez-vous 2020, la rencontre "Echanges & Savoirs", organisée avec l’appui de l’équipe du Centre de prévention des infections associés aux soins (CPias) des Pays de la Loire, est dédiée au risque infectieux. Gestes barrières, vaccination, visiteurs période Covid... Venez questionner les experts régionaux et partager vos expériences d'usagers ou de représentants d'usagers !
Rendez-vous mardi 17 novembre 2020, de 14h00 à 16h00, en visio-conférence. Cet événement est ouvert à tous les membres des associations agréées du système de santé des Pays de la Loire.
Inscription gratuite en ligne en cliquant ICI *
* Le lien pour accéder à la visio-conférence vous sera transmis après inscription via la plateforme HelloAsso
Rencontre E&S - 17 novembre 2020
[COMMUNIQUE ARS] Dépistage de la Covid-19, quelle conduite à tenir en Pays de la Loire?


Dépistage de la Covid-19, quelle est la conduite à tenir ?
La dégradation des indicateurs épidémiologiques s’accélère dans notre région. Pour garder le contrôle de l’épidémie, il est essentiel que la population reste mobilisée, notamment en se faisant tester chaque fois que nécessaire. Dans quels cas faut-il réaliser un test ? Qui est prioritaire ? Où et quand se faire tester ?
Le dépistage de la Covid-19 par la réalisation de tests virologiques est essentiel, y compris pour les personnes asymptomatiques, pour casser le plus rapidement possible les chaines de contamination et ainsi lutter contre la propagation de l’épidémie dans la région. Il permet d’identifier les « contacts à risque » des personnes dont le test est positif, de les isoler et de leur prescrire un test à leur tour. Le dépistage, le respect de l’isolement et des gestes barrières relèvent de notre responsabilité collective pour faire barrage au virus et éviter le recours à des mesures plus contraignantes pour la population.
Après plusieurs semaines de forte activité pour les laboratoires, la mise en place de la stratégie de priorisation des tests a permis d’améliorer l’accès au test pour les personnes prioritaires. Il faut aujourd’hui que l’ensemble des Ligériens restent mobilisés en se faisant tester y compris en dehors des situations prioritaires, notamment si le virus circule plus activement sur leur territoire ou s’ils ont été exposés à une situation à risque.
La région compte plus de 150 points de dépistage permanents et temporaires. La capacité de test a considérablement été augmentée : elle a doublé en un mois (capacité de 18 000 tests/jour). L’accès au test est rapide pour toutes les personnes qui en ont besoin.
Quelles sont les situations prioritaires pour la réalisation des tests ?
Une personne prioritaire doit pouvoir réaliser un test très rapidement car elle est considérée comme étant parmi les plus à risque de diffusion du virus :
- Personne avec prescription médicale
- Personne symptomatique
- Personne identifiée « contact à risque » par un médecin, l’Assurance Maladie ou l’ARS
- Professionnel de santé
L’objectif pour ces personnes est de réaliser l’examen sous 24 heures et de recevoir le résultat dans les 24 heures suivantes.
Quels sont les symptômes de la COVID-19?
Les principaux symptômes évocateurs de la Covid-19 sont les difficultés respiratoires, la toux, la fièvre, les courbatures, la fatigue inhabituelle, la perte de goût ou d'odorat, les maux de gorge ou de tête, les troubles digestifs.
L'apparition d'un seul de ces symptômes peuvent être évocateurs de la maladie.
En cas de symptômes, ce site d'orientation médicale peut aider à savoir quel comportement adopter : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/orientation-medicale
En cas de symptômes ou d'aggravation de signes, il faut contacter en priorité votre médecin traitant.
Quelles sont les situations à risque qui nécessitent aussi la réalisation d’un test ?
Une personne qui pense avoir été exposée à un risque de contamination doit aussi se faire tester, même si elle ne sera pas prioritaire pour la réalisation du test. C’est par exemple le cas d’une personne ayant participé à un rassemblement familial ou amical au cours duquel le port du masque n’aurait pas été respecté. Dans ce cas, le test doit être effectué 7 jours après l’exposition à risque. Dans l’attente elle doit limiter au maximum ses interactions sociales et respecter scrupuleusement les gestes barrières.
Si le virus circule plus activement sur un territoire, l’ARS conseille aux habitants symptomatiques et asymptomatiques de se faire tester. L’ARS, en lien avec les préfectures et les collectivités territoriales, cible les sites de dépistage éphémères prioritairement sur ces secteurs à forte circulation virale. La liste de ces sites est notamment disponible sur notre site internet : Les campagnes de dépistage en Pays de la Loire
Pourquoi des personnes qui ne présentent pas de symptômes doivent aussi se faire tester?
Une personne ne présentant pas de symptômes peut être porteuse du virus et le transmettre sans le savoir. Après une exposition à un risque de contamination, il est fortement conseillé de se faire tester et, dans l'attente du test, de respecter scrupuleusement les gestes barrières.
Le dépistage en pratique
- Le test de la Covid-19 est pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie (sans avance de frais) et ne nécessite pas de prescription médicale.
- Où se faire dépister en Pays de la Loire ?
L’ensemble des sites effectuant (sur rendez-vous) des tests de dépistage de la Covid-19 sont répertoriés sur le site Sante.fr : https://sante.fr/recherche/trouver/DepistageCovid
Le site internet de l’ARS Pays de la Loire répertorie également les campagnes de dépistage (le plus souvent sans rendez-vous) : https://www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr/covid-19-les-campagnes-de-depistage-en-pays-de-la-loire
L’accès à ces informations est gratuit.
- Quand se faire tester ?
Si une personne est « contact à risque » d’une personne testée positive, ou si elle a été exposée à une situation à risque, elle doit attendre 7 jour après l’exposition au risque pour se faire dépister.
Si elle est malade, elle doit réaliser le test le plus rapidement possible.
- Que faut-il prévoir le jour du test ?
Le patient doit se présenter avec une carte vitale, une pièce d’identité, un masque et une prescription médicale s’il en a une.
- Quand et comment sont envoyés les résultats du test ?
Les résultats sont envoyés dans les meilleurs délais, selon les modalités indiquées par le professionnel de santé qui effectue le test. Les résultats peuvent aussi être consultés via le portail Cyberlab® grâce à un lien transmis par courriel lorsque les résultats sont disponibles.
Contact presse :
Service communication
06 78 26 56 94 / ars-pdl-communication@ars.sante.fr
Twitter: @ars_pdl





